La faune du Léman

Découvrir la faune aquatique du lac léman

A la découverte de la faune aquatique du Léman

Le Lac Léman abrite une faune aquatique extrêmement diversifiée, comprenant des espèces endémiques et d’autres introduites. Cette diversité biologique s’explique par la grande variété des habitats aquatiques : zones rocheuses, herbiers, eaux profondes et fonds vaseux. Chaque espèce occupe une niche écologique spécifique, participant à l’équilibre de l’écosystème lacustre.

Les plongeurs ont l’opportunité d’observer ces espèces dans leur habitat naturel. Les brochets rôdent dans les herbiers, les bancs de perches évoluent dans les zones peu profondes, tandis que les truites et les ombles se cachent dans les zones profondes et froides.

Un grand merci à Stéphanie Wauters pour les illustrations des diffférentes espèces - www.stephaniewauters.ch

Le brochet :
  • Fait partie de la famille des esocidés.
  • prédateur emblématique du lac, il peut atteindre plus d’un mètre de long et peser jusqu’à 20 kg.
  • Son corps fuselé et sa gueule remplie de dents acérées en font un chasseur redoutable.
  • Il affectionne les zones herbeuses où il tend des embuscades à ses proies.
  • Le Brochet peut vivre plus de 30 ans.
  • Il fraie de mi-février à fin avril en eau peu profonde.


Fiche DORIS Esox lucius N°366

La perche :
  • Fait partie de la famille des percidés.
  • On reconnait la Perche grâce à ses zébrures verticales et sa première nageoire dorsale très développée et épineuse qu’elle dresse pour dissuader un prédateur de l’attaquer.
  • Les jeunes vivent en bancs, les adultes sont solitaires. Elle atteint 2kg pour 50 centimètres.
  • Elle est planctophage au début de sa vie puis se nourrit d’alevins. Solitaire quand elle est âgée, elle chasse alors à l’affût. On la trouve le plus fréquemment dans les eaux superficielles (zones d’herbiers).
  • Elle fraie d’avril à début juin sur les végétaux aquatiques.


Fiche DORIS Perca fluviatilis N°330

Le corégone ou féra :
  • Fait partie de la famille des Corégonidés.
  • Le Corégone présente un corps fuselé terminé par une petite tête et de petites écailles argentées.
  • Il se nourrit principalement de plancton et d’invertébrés benthiques.
  • La Féra ayant disparu du Léman, notamment à cause de la surpêche, une « nouvelle » Féra, un Corégone provenant essentiellement du lac de Neuchâtel, a été réintroduit par l’humain.
  • Il fraie de mi-février à fin avril en eau peu profonde.


Fiche DORIS Coregonus lavaretus N°381

La lotte de rivière :
  • Fait partie de la famille des galidés.
  • La Lotte est un poisson allongé avec une large tête aplatie avec un long barbillon au menton et deux courts barbillons aux narines.
  • Elle atteint 70 centimètres pour un poids de plusieurs kilos.
  • C’est une carnassière et elle est friande d’œufs de poissons (omble, fera), mais goutte également à tout ce qui passe sur son chemin.
  • Elle fraie de décembre à mars.
  • On la trouve en eau profonde jusqu'à 200 ou 300 m.


Fiche DORIS Lota Lota N°204

L’omble chevalier :
  • Fait partie de la famille des salmonidés.
  • L’Omble est un poisson sombre avec des points plus clairs. Son ventre est blanc à rougeâtre et devient rouge vif chez les mâles lors de la reproduction.
  • L’omble chevalier peut atteindre 90 cm et peser environ 8kg suivant le milieu, mais sa taille la plus courante est d'environ 30 centimètres.
  • Il se nourrit principalement de petits poissons et de crustacés.
  • L’Omble apprécie les eaux oxygénées et transparentes. Il se reproduit dans les profondeurs, entre 50 à 120m de profondeur.


Fiche DORIS Salvelinus alpinus N°1751

La truite lacustre :
  • Fait partie de la famille des salmonidés.
  • Elle se distingue par sa robe argentée parsemée de taches sombres.
  • Dans le Léman, la Truite lacustre a de la place pour grandir et de la nourriture en abondance, elle peut devenir très grande (50 à 70cm).
  • La Truite nait dans les rivières, certaines y restent ensuite toute leur vie alors que d’autres descendent dans le lac pour y vivre et ne remontent que l’hiver pour se reproduire dans le même cours d’eau où elles sont nées.


Fiche DORIS Salmo trutta fario N°388

La Tanche :
  • Elle fait partie de la famille des cyprinidés.
  • La Tanche possède un dos bossu, une queue en forme de trapèze et une paire de barbillons.
  • Elle vit en solitaire. Elle hiberne en hiver en s’enfonçant dans la vase. C’est un poisson qui supporte mieux que la plupart des autres poissons de faibles quantités d’oxygène.
  • Pendant la période de reproduction, vous la trouverez dans les eaux calmes aux fonds vaseux, aux endroits peu profonds.
  • Elle fraie courant juin sur des fonds très herbus.


Fiche DORIS Tinca tinca N°249

La Carpe :
  • Elle fait partie de la famille des cyprinidés.
  • On reconnait la Carpe par sa longue nageoire dorsale, ses écailles bien marquées et ses deux paires de barbillons.
  • Elle atteint 15kg pour 80 cm et est omnivore.
  • Vous la trouverez dans les eaux tranquilles et peu profondes.
  • Elle pond de 100’000 à 150’000 œufs par kilo de son poids dans des eaux à 20°C minimum.
  • C’est la plus ancienne espèce piscicole domestiquées par l’Humain.


Fiche DORIS Cyprinus carpio N°248

Le gardon (Vengeron) :
  • Fait partie de la famille des cyprinidés.
  • Le Gardon possède des nageoires orangées, la nageoire dorsale étant alignée sur les nageoires pelviennes.
  • Il peut atteindre 30 centimètres pour un poids de 500gr. C’est une espèce grégaire essentiellement planctophage. Il se reproduit en mai-juin près de la rive et regagne la profondeur en hiver.
  • Il montre un curieux phénomène d’inversion sexuelle : en vieillissant, les mâles se transforment en femelles.


Fiche DORIS Rutilus rutilus N°289

La Chevaine :
  • Elle fait partie de la famille des cyprinidés.
  • Le Chevaine a un corps fin et allongé et de grosses écailles brodées d’un liseré sombre. Sa taille est généralement entre 10 et 30 cm mais peut atteindre une longueur maximum de 60 cm pour un poids de 4 kg et un âge de près de 20 ans.
  • Omnivore et vivant en bancs au début de sa vie, il devient solitaire et prédateur féroce.
  • Il vit généralement près de la surface en été alors qu'il descend sur le fond en hiver.
  • Il fraie au printemps.


Fiche DORIS Squalius cephalus N°615

Le silure glane :
  • Le Silure possède un corps allongé avec une longue nageoire anale qui s’étend sur plus de la moitié de son corps. Sa tête est large et aplatie avec une paire de longs barbillons sur la lèvre supérieure et deux paires de barbillons sur le menton.
  • C'est le plus grand poisson du lac, pouvant dépasser 2 mètres et peser plus de 80 kg.
  • Il se nourrit de poissons, d’écrevisses, et parfois même d’oiseaux aquatiques.
  • Le Silure a été introduit dans le Léman pour la pêche sportive. Petit à petit, il colonise tout le lac.


Fiche DORIS Silurus glanis N°364

Les écrevisses :
  • Dans le Léman, on rencontre deux espèces invasives : l’écrevisse américaine (Orconectes limosus), de longueur max 10 cm, et l’écrevisse signal (Pacifastacus leniusculus), beaucoup plus grosse.
  • Dans son jeune âge, elle se nourrit de plancton et de végétaux. Plus âgée, elle se nourrit aussi de moules, de larves d’insectes, de poissons ou d’animaux morts.
  • Elle vit principalement dans la partie supérieure du lac mais on peut également la trouver en profondeur.


Fiche DORIS Orconectes limosus N°214

Fiche DORIS Pacifastacus leniusculus N°642

La Menace de la Moule Quagga

Un des problèmes écologiques majeurs du Lac Léman est la prolifération de la moule quagga (Dreissena rostriformis bugensis), une espèce invasive originaire de la mer Noire. Introduite accidentellement en Europe par le transport maritime, cette moule colonise rapidement les fonds lacustres et les infrastructures, en formant des tapis denses qui perturbent les écosystèmes aquatiques.

Les chercheurs et gestionnaires du lac cherchent des solutions pour limiter son expansion, mais son impact reste un défi majeur pour l’équilibre écologique du Léman.

Quels impacts sur le lac Léman
  • Filtration excessive de l’eau : en consommant le plancton en grande quantité, elle appauvrit la chaîne alimentaire, affectant les poissons et autres organismes dépendants de cette ressource.
  • Modification des fonds lacustres : en recouvrant les sédiments, elle altère l’habitat de nombreuses espèces benthiques.
  • Encrassement des infrastructures : les colonies de moules bouchent les canalisations, perturbent le fonctionnement des stations de pompage et nécessitent des opérations coûteuses d’entretien.
  • Propagation rapide : sa capacité à se fixer sur divers supports et à proliférer rapidement rend son éradication quasi impossible.


Fiche DORIS Dreissena bugensis N°4007

Pour en savoir plus

Retrouvez ci-dessous les sources utilisées pour la rédaction de cette page. En visitant leur site web vous pourrez approfondir vos connaissances sur l'écosystème du lac Léman.


Nos vidéos et photos de la faune du Léman

Retrouvez en photos et vidéos, un aperçu de la faune qu'il nous arrive de croiser lors nos plongées dans le lac Léman.