Découvrir la flore aquatique du lac léman
La flore aquatique du Lac Léman est d'une grande richesse et joue un rôle fondamental dans l'équilibre écologique du lac. Elle constitue un habitat pour de nombreuses espèces animales, contribue à la stabilisation des berges et à la filtration naturelle de l'eau. La végétation aquatique se répartit en différentes zones, selon la profondeur et la luminosité.
L'évolution de la flore est aujourd’hui influencée par les activités humaines et les espèces invasives. Certaines plantes exotiques, introduites accidentellement, prennent le dessus sur la végétation indigène et modifient l’écosystème du lac.
La zone littorale peu profonde (1-10 m) est colonisée par des végétaux aquatiques submergés qui ne sont pas tous des algues. La majorité sont des plantes enracinées dans les fonds, dotées de feuilles, de tiges et, en été, de fleurs pouvant émerger à la surface de l’eau. Cette végétation subaquatique forme par endroits de véritables prairies sous-marines, appelées « herbiers ».
Ces herbiers constituent la zone la plus riche en biodiversité du lac. Ils jouent un rôle essentiel dans l’équilibre de l’écosystème lacustre en remplissant des fonctions biologiques cruciales :

Illustration : Cipel - www.cipel.org
Découvrez les principales espèces que vous pourrez observer lors de vos plongées :
Les algues sont généralement des organismes unicellulaires ou pluricellulaires, souvent invisibles à l’œil nu. Leur identification nécessite l’usage d’une loupe ou d’un microscope. Elles appartiennent en grande partie aux organismes « flottants », formant ainsi le phytoplancton. Lorsque le phytoplancton est particulièrement abondant, l’eau peut prendre des teintes vertes, brunes ou rouges selon le type d’algues présentes.
Contrairement aux plantes aquatiques, les algues ne possèdent pas de tissus différenciés en organes tels que des racines, indispensables à l’ancrage et à l’absorption des nutriments.

Les plantes aquatiques, ou hydrophytes sont des plantes enracinées sur les fonds, dotées de tiges, de feuilles et de fleurs. Présentes en zones littorales, elles produisent souvent des fleurs visibles en été, dont les graines se dispersent par l’eau ou l’air pour coloniser de nouveaux sites. Leur souplesse leur permet de s’adapter au milieu aquatique..
Parmi cette végétation, les characées se distinguent comme des macro-algues ancestrales, proches des algues par leur structure cellulaire et leur reproduction, mais visibles à l’œil nu et dotées de rhizoïdes pour s’ancrer dans le sol.
Les bryophytes ou mousses aquatiques, quant à elles, possèdent tiges et feuilles, mais sont dépourvues de véritables vaisseaux conducteurs et de racines. Elles s’accrochent aux sédiments ou aux rochers grâce à des rhizoïdes.

Photo : Adrian Jones, I.A.N.

Photo : Natural Resources Wales

Photo : Gérald Biston

Photo : Brigitte Fournier

Photo : Brigitte Fournier

Photo : Jean-Pierre Corolla

Photo : Submers

Photo : Gilbert Billard

Photo : Sandra Sohier
Ces plantes sont apparues dans le Léman au début des années 1990, avec le développement de l'aquariophilie. Importées en Europe pour leur qualité esthétiques en aquarium, c’est à cause de leur élimination dans les milieux naturels par l’humain que ces plantes sont apparues. Il est très important de ne jamais relâcher dans la nature un animal ou une plante exotique.

Photo : Gilbert Billard

Photo : Jean-Pierre Castillo

Photo : Marc Bernard
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